- Le rapport du Secrétariat National
- La présentation des contributions
- La ratification des têtes de listes socialistes aux élections régionales de fin 2015.
1- Le rapport du Secrétariat National:
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Bref.
2- La présentation des contributions générales:

La première étape, les contributions: les militants formulent et affichent ce qu’ils pensent.
L’expression est organisée en deux formats :
- les contributions générales : ce sont des lignes politiques globales
- les contributions thématiques: il s’agit de traiter des points spécifiques. Qui viendront très logiquement nourrir la réflexion globale.
Les militants peuvent apporter leur soutien en apposant leurs signatures.
La seconde étape, le débat autour de ces contributions. C’est sur la base de ces débats que sont construits les regroupements plus formels pour bâtir ce qu’on appelle des motions. Ce sont ces motions qui seront présentées au Congrès de Poitiers du mois de Juin.
C’est là-dessus que les militants voteront. Ce qui permettra de déterminer la ligne politique officielle du Parti Socialiste.
Le cru 2014 se trouve garni de:
- 178 contributions thématiques
- 27 contributions générales.
- Je suis signataire de deux contributions générales : celle présentée par Maintenant la Gauche (Contribution générale de Maintenant la Gauche – Le sursaut républicain, Un coup de jeune pour le socialisme !), courant structuré depuis le Congrès de Toulouse (2012). Et celle de Vive la Gauche (Le choix de l’espoir, Vive la Gauche!), collectif qui rassemble au-delà de Maintenant la Gauche. Vive la Gauche se structure pour une ré-orientation de la politique gouvernementale. La contribution de Vive la Gauche constitue l’ébauche de ce que pourrait (devra) être un rassemblement plus large pour le Congrès de Poitiers affirmant que cette politique n’est pas menée au nom des socialistes, exigerait un accord avec toutes les expressions politiques de gauche, qui s’appuierait sur un indispensable changement de cap politique. Soit cet axe est majoritaire, soit nous serons réduits à l’état de commentateurs de la probable déconfiture de ce Parti.
- Je suis également dans les premiers signataires de 4 contributions thématiques : une sur le logement, une sur la culture, et une sur la fiscalité et une sur l’Europe:
- sur l’Europe: Engager la rénovation de la gauche européenne
- sur la culture: La culture est un combat et c’est le nôtre.
- sur le logement: L’habitat: vecteur central de la transformation sociale
- sur la fiscalité: « Une réforme fiscale urgente pour une meilleure redistribution, garante de notre Pacte social »
- « Nous sommes à l’heure des choix, pas des évitements »
- « Le cas échéant, ce serait un congrès pour rien, un signal irréversible du déclin »
- « Parler non pas à huis clos, mais à coeur ouvert «
- « Ce texte n’est pas le texte d’un courant, mais d’un rassemblement, de ceux qui, sans se renier, se dépassent ».
- « La gauche ne doit pas agir à contre-emploi ou à contre-sens »
- « Quand le droit du travail est affaibli, quand on veut s’attaquer à la rente, c’est normal pour les socialistes, mais qu’on passe à coté de celles du système bancaire, quand les inégalités disloquent les territoires, nous avons la responsabilité de la gauche au pouvoir »
- « Ce serait une faute d’assigner à résidence les socialistes dans une seule politique possible »
- « Le chômage de masse ne se combattra pas avec les réponses tièdes du libéralisme ».
- « Nous voyons dans cette enfermement à une seule politique possible une offense à l’intelligence collective des socialistes, des militants et des parlementaires »
- « Une politique de l’offre, lorsqu’elle est faite de baisse massive de prélèvements sans contrepartie en investissements et en embauches est vouée à l’échec. Et nous laisserions comme jamais la distance se creuser avec les syndicats, les salariés, avec les grandes associations, avec le monde de la culture et d’abord avec les citoyens… le peuple se détourne. »
- « La République est en danger, elle se fracture. Et c’est incompatible avec la baisse continue des dotations des collectivités locales. »
- « Nous proposons une vision offensive, fidèle à nos engagements, pas une simple adaptation à la mondialisation »
- « La France ne gagnera pas en s’affichant comme un pays low-cost, revendiquant le dumping social à Paris ou à Pékin »
- « La France a besoin pour cela, en 2015, d’un nouveau contrat de majorité »
« Notre congrès pourrait paraître bien dérisoire au regard de l’actualité internationale, des urgences européennes qui nous ont beaucoup occupés à la suite de l’heureuse victoire de Syriza, au regard de l’immense défi posé à notre pays suite aux évènements de début janvier. Et en même temps si nous sommes là ce matin c’est parce que nous prenons notre Parti très au sérieux, nous prenons ce congrès très au sérieux, et puis parce que nous avons très majoritairement le sentiment, la conviction que notre parti politique a un rôle à jouer aujourd’hui pour répondre aux exigences du moment, pour répondre à tous ces défis. Et ce congrès ne sera utile que si nous arrivons à contruire une réponse adaptée et ambitieuse aux exigences portées par les manifestations du début d’année. »
- « L’unité ça n’est pas le consensus mou; ça n’est pas non plus l’unanimisme de façade ou même la fuite devant des débats essentiels. Au contraire nous devons une démocratie ouverte, qui aime le débat, qui aime la controverse. Et ça c’est au coeur de notre identité socialiste ».
- « Nous avons toujours eu à coeur, à Maintenant la Gauche, de dire ce que nous pensons. De nous féliciter quand la gauche au pouvoir fait des choses formidables. Mais aussi de dire clairement quand nous sommes en désaccord. Et nous avons été en désaccord depuis deux années et demi: la ratification du TSCG sans renégociation, le Pacte de Compétitivité et le Pacte de Responsabilité qui a suivi.
- « Moi je trouve ça bien que chacun s’assume. Et quand je regarde la liste des contributions, je regrette même qu’il n’y ait pas de contribution d’Emmanuel Macron ou de Manuel Valls, parce qu’on ne peut pas à la fois dire il faut un aggiornamento, et jamais l’assumer devant les militants quand on leur demande leur avis au moment d’un congrès »
- On ne peut pas invoquer à tout bout de champ « la République, la République, la République » sans lui donner un contenu précis. Ce ne sont pas seulement des réponses d’ordre, d’autorité et même pas seulement des réponses strictement éducatives. Ce qui doit nous motiver, nous socialistes, c’est donner des réponses économiques et sociales des français et notamment des français qui souffrent. Et nous, nous pensons que le sursaut républicain ça passe par une rupture avec les politiques d’austérité: on ne peut pas à la fois dire, il faut financer plus d’écoles, plus de services publics, plus de politique de la ville, et continuer à dire « la priorité ça reste la lutte contre les déficits publics et la baisse de la dépense publique. On ne peut pas dire à la fois « nous socialiste, nous nous reconnaissons dans Jaurès qui disait « sans la République le socialisme est impuissant mais sans le socialisme la République est vide. On ne peut pas dire ça et à la fois ne pas avoir le débat sur concrètement comment la République sociale elle défend les travailleurs ».
- Et oui au Congrès nous poserons la question: Est-ce qu’il est normal que des députés socialistes votent la dépénalisation du délit d’entrave pour des militants syndicaux. Est-ce qu’il est normal que nous votions des lois qui facilitent les procédures de licenciement? Et bien nous nous répondons non ! »
- « Nous n’avons pas été élus pour cela et nous n’en avons jamais débattu dans notre parti ».
- « Nous devons sortir des politiques d’expertise comptable de nos vies. Et donner plutôt du sens à nos sociétés. La société de la défiance a un coût économique et social considérable et cela empêche les citoyens de se projeter dans l’avenir « .
- « Nous devrons avoir et assumer le débat sur la PMA et la GPA ».
- « Le PS sut être, un temps, le carrefour, le réceptable des mouvements sociaux. Cette incapacité, la SFIO l’a vécu… on a mis 20 ans à reconstruire. »
- Nous avons perdu la bataille culturelle et idéologique.
- « Aujourd’hui bon nombre de compatriotes, alors que nous gouvernons, ce qui n’est pas neutre, n’éprouvent plus la République, ne font plus l’expérience de la République, mais font trop souvent l’expérience des inégalités, de la discrimination et de la relégation ».
- « La nécessité de rassembler toute la gauche ».
- « La gauche qui gouverne n’est pas sans responsabilité sur la situation qui est celle du pays et sur l’état de la République »
- « A force d’inégalités et de politiques publiques qui réduisent le périmètre de l’état, la République est en danger et nous nous préparons à une catastrophe démocratique. Cela m’avait valu des réactions courroucées. »
- « Ce qu’il faut, c’est une lutte acharnée contre les inégalités »
- « Cela appelle des engagements forts et pas seulement dans le long terme »
- « La France ça n’est pas l’Allemagne, ça n’est pas la Suède, ça n’est pas la Grèce: on ne démantèle pas, on ne diminue pas impunément le périmètre de l’Etat sans que cela ait des conséquences sur la promesse républicaine de Liberté, d’égalité et de fraternité »
- « Il nous faut trancher des débats. Et chacun devra prendre ses responsabilités. Et nous savons le jeu qui sera celui des médias de la spectacularisation de nos débats, de les réduire ou de les raccourcir à tel ou tel enjeu de pouvoir, c’est une figure imposée de chaque congrès. Libre à nous de jouer avec ou d’en faire autre chose ».
- « Et moi je prendrai mes responsabiilités pour que ces débats qui ont eu lieu dans le gouvernement, qui ont lieu au sein de notre groupe à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ces débats qui ont lieu dans notre parti, pour que ces débats puissent être démocratiquement tranchés par les militants socialistes »
- « Il faudra revoir certains choix et certains arbitrages économiques et financiers ».
- « Diviser par 2 la fiscalité sur la distribution d’actions gratuites ç’est-à-dire celles qui sont essentiellement distribuées aux cadres dirigeants des entreprises du CAC40: je voudrais savoir qui dans cette salle aurait voté l’article 34 à 2h du matin sur cette proposition, qui s’inscrit en décalage à un certain nombre d’engagements que nous avons pris lors de la campagne présidentielle »
- « Nous sommes en responsabilité dans ce pays, mais la responsabilité est-ce de respecter les engagements que nous avions pris auprès des militants puis des citoyens ou est-ce d’être fidèle à notre gouvernement, y compris quand certaines des décisions sont en décalage avec ces engagements: c’est cette question que nous voulons porter dans ce congrès ».
- « Au travers de cet article 34 on distribue 200 millions d’euros à des personnes qui ont déjà des revenus très confortables et dans le même temps on essaye de construire un plan de reconstruction des quartiers de notre pays avec un fonds d’investissement qui se limite à 50 millions d’euros »
- « Nous devons démontrer que nous sommes capables d’être un parti de gouvernement, mais au final d’être un parti au gouvernement »
- « Notre contribution montre deux regrets:
- Premier regret : que le choix d’un seul – le Président – puisse s’imposer à tous
- Deuxième regret : ce choix en plus n’est ni juste ni efficace »
- « 85% des profits sont distribués en dividende »
- « 42 milliards d’euros pour les entreprises d’un coté. 50 milliards en moins pour les collectivités, pour la protection sociale et pour les services de l’Etat de l’autre. »
- « Nous ne devons pas céder à la doctrine de Berlin: L’État est le problème et la baisse des salaires la solution »
- « La liberté d’expression ne doit pas s’arrêter à la porte du Parti Socialiste »
- « Si nous ne voulons pas que notre Parti soit balayé par nos électeurs, ou au moins par leur abstention, ne pas connaitre le triste sort du Pasok »
- « Nous sommes mal à l’aise quand Macron dit à Las Vegas aux jeunes « devenez milliardaires » et quand il dit à ces jeunes à Paris « prenez l’autocar puisque vous ne pouvez pas vous payer le train »
- « Est-ce que c’est le moment quand on a 40 000 emplois de moins le mois dernier de faciliter le licenciement. Ce n’est ni la tradition du socialisme ni son avenir »
- « Chaque fois qu’on dérégule, le chômage augmente ».
- « C’est le droit DU travail qui augmente le droit AU travail ».
- « Comment peut-on vouloir faire l’unité nationale quand on n’arrive pas à faire l’unité des socialistes au gouvernement, à fédérer la gauche dans le pays. »
- « Sarkozy va chercher son argent au Qatar puis revient en France taper sur les intégristes. »
- « Ce qui peut permettre de faire reculer la dette, c’est pas dépenser moins, c’est dépenser plus. »
- « Junker, pendant 30 ans il était à la tête du Luxembourg. 2400 milliards d’euros ont disparu, blanchis au Luxembourg. 340 multinationales dont 58 entreprises françaises. Donc il y a eu près de 200 milliards. Donc pourquoi on va toucher à la Sécurité sociale, pourquoi on va toucher aux collectivités territoriales, pourquoi on va enlever de l’argent dans les communes, dans les départements, si on peut aller le chercher chez ces tricheurs, qui ont pris de l’argent et qui ont été les blanchir au Luxembourg et ça, c’est l’argent de notre République. Il y a 80 milliards de fraude fiscale, il y a 600 milliards dans les paradis fiscaux. Les 500 premières familles ont 440 milliards, 1 fois et demi le budget de l’Etat. »
- « Vous voulez des équilibres budgétaires, vous voulez faire plaisir à Merkel, j’y arriverai: embauchons les inspecteurs des impôts nécessaires, menons la lutte contre la fraude fiscale… Mais pour cela il faut s’opposer à l’oligarchie. Comme en Grèce. C’est par ce bout-là que l’on peut redistribuer les richesses. Remobiliser le peuple. »
- « les gouvernements de Jean-Marc Aurault et Manuel Valls ont eu raison d’agir comme ils ont agi ».
«Unir pour faire vivre la République – Les chantiers de l’égalité» – Jean-Christophe CAMBADELIS
« »Faire ensemble », les chemins de la « co-construction »» / Les réformistes solidaires – Philippe HARQUET, Jacqueline DAHLEM, Henri REDIER
«Une nouvelle voie ! De la République à l’éco-socialisme» – Gaetan GORCE
«L’écologie est l’avenir du socialisme ! Chiche ?» – Pôle écologique, Patrick ARDOUIN et Thomas PETIT
«Pour un pacte républicain» – Louis-Mohamed SEYE, Gérard FILOCHE
«Le choix de l’espoir» – Laurent BAUMEL (Vive la gauche)
«Contribution générale de Maintenant la gauche – Le sursaut républicain, un coup de jeune pour le socialisme» – Emmanuel MAUREL (Maintenant la gauche)
«Pour un pôle de reconquête des classes moyenens et populaires» – Paul ALLIES, Christian ASSAF
«Socialiste, écologiste et altermondialiste – Pour une société de Buen Vivir» – Nicolas PAGNIER, Laure PASCAREL
«AGIS ! Agir pour une Gauche Innovantet et Socialiste» – Dominique BERTINOTTI
«Huit personnages en quête de gauche» – Julien DRAY
«L’optimisme de la volonté» – Benoit HAMON
«Vers une République éco-citoyenne» – Madeleine NGOMBET-BITOO
«Bouger les lignes. Pour des solutions gauche innovantes ancrées dans la réalité» – Ariel WEIL, Christophe BOUILLON, Michel DESTOT, Clotilde VALTER
«Contribution générale de la Fédération Socialiste du Pas-de-Calais» – Yann CAPET
«Notre puissance: unité et exemplarité» – Marc COATANEA, François PUPPONI
«Refondation» – Michel DEBOUT, André CHAPAVEIRE
«Oser un écosocialisme, solidaire et démocratique» – Frédéric LUTAUD, Gérard FILOCHE
«L’avenir s’écrit maintenant» – Juliette MEADEL
«Oser la gauche citoyenne» – Florence AUGIER
«Avec Cohérence Socialiste, prenez parti !» – Karine Berger, Yann Galut, Valerie Rabault Alexis Bachelay
«Inventer l’avenir» – Gérard COLLOMB (Le pôle des réformateurs)
«Pour réussir» – Martine AUBRY
«La gauche ne doit pas mourir !» – Liem HOANG NGOC
«Boîtes à Idées / Inventons demain» – Philippe ALLARD, Thomas PETIT, Fabrice RIZZOLI
«Pour nos générations futures, OSONS un avenir écologique et solidaire» – Patrick ARDOIN
«Sauver le Parti socialiste ! Redistribuer les richesses d’abord» – Gérard FILOCHE
3- Ratification des candidats aux têtes de liste de 7 des grandes régions ratifiées à l’unanimité.
- Région Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin: Alain Rousset, député, Président région Aquitaine, Président de l’ARF
- Région Alsace/Lorraine/Champagne-Ardenne: Jean-Pierre Masseret, actuel président de la région Lorraine
- Région Nord/Pas-de-Calais/Picardie: Pierre de Saintignon, (premier vice-président de la région Nord/Pas-de-Calais et premier adjoint de Martine Aubry à Lille)
- RégionNormandie: Nicolas Mayer-Rossignol, actuel président de Haute-Normandie
- Région Centre: François Bonneau
- Région Provence-Alpes-Côte d’Azur: Christophe Castaner, député-maire de Forcalquier
- Région Pays de la Loire: Christophe Clergeau, vice-président de la région